Текст песни
Et nous nous éloignons avec chaque liberté
Car nous séparent nos maisons, nos cités
On se vante du soleil, du cœur en été
Mais l'un près de l'autre, on n'est jamais, c'est la vérité
Et même si tu parles si bien de l'absence
À l'oreille de ta moitié, par amour
Tu te couches seul, ennuyé, en souffrance
Et puis un connu te souffle C'est pour toujours ?
Sans doute les pluies fouettent-elles de même
Ta fenêtre à toi et la mienne ici-bas
Mais dans des coins différents, on ne les sème
Restant nus, poussés par le vent que voilà
La vie n'est pas finie, tu n'es pas si malade
Remplir le silence du soir ? Avec du vin ?
Tu deviens exigeant, ton cœur est en panne
Elle, elle chassera ta peine au chagrin
Nous portons la liberté comme des bagues en route
Gardons le vide en un coffre précieux
Personne n'entrouvre la porte et n'écoute
Personne tout bas ne murmure à tes yeux
Nous avons choisi des solos dans le chœur
Où chacun détonne, en cadence, sans se presser
On n'a pas la tempête, on n'a pas le malheur
Mais quelque chose fait mal, l'âme a un odorat blessé
Les enfants ont grandi, chacun sur sa voie
Chacun son chemin, son but, son élan
Et tu savoures cette liberté qui parfois
Te laisse séparé par les villes, les ans
Et une voix d'hier te glisse à l'oreille
Tu cherches la paix sans t'être brûlé ?
La maison, le boulot, une cage vermeille
Mais qui voit la mer grise avec toi, isolé ?
Personne ne sait ce que demain nous donne
Le destin sur nos épaules jouera ses cartes
Mais si un jour un manteau réchauffé frissonne
Cette femme demande Pourquoi nos rencontres éparses ?
Tu lui diras, franc, en traversant les âges
J'étais seul Étais-je heureux ? Je ne sais !
La liberté n'est que des bracelets en cage
Dont le nom véritable est “Lumière intérieure”, tu sais