Текст песни
La ville est figée, les fils s’enroulent autour des poteaux
Je suis au volant — dans le labyrinthe de mon destin de béton
La pluie tambourine sur la vitre, une morse vide et lointaine
Encore ce feu de carrefour qui m’ordonne : « Arrête ! »
Les phares dévorent le brouillard, mais la route n’est pas tracée
Le temps pulse au rythme d’un beat lent, presque fatigué
Tu regardes ces secondes teintées d’un rouge rubis
Nous sommes des passagers dans une calèche bloquée entre les étoiles
On attend qu’on nous permette de vivre, guettant le démarrage
L’ennui serre le cœur, et la tristesse appuie sur l’accélérateur
Les gens autour se sont enfermés, chacun dans son silence
Ils fixent leurs écrans, brûlant des jours froids sans éclat
Chaque pause est comme un test de résistance
Je déteste cette imprécision aveugle des itinéraires
Dès que tu déploies tes ailes, tu butes sur un panneau
Un embouteillage éternel où rien ne bouge, jamais
Le jaune clignote, promettant une liberté éphémère
Dans ma gorge, un cri avorté, désespéré, me serre la trachée
Mes doigts crispés sur le volant jusqu’à blanchir les jointures
Nous sommes enfermés au milieu de ces pions artificiels
Des arrêts éternels sur les routes des espoirs brisés
La ville nous dépouille de cent faux déguisements
Nous flambons encore en rouge écarlate aux carrefours vides
Ce n’est pas un bouchon — c’est la vie, pour moi et pour les autres
Le timer compte les secondes, volant notre demain
La vérité se cache quelque part hors champ, invisible
Tu veux prendre ton envol, mais les plaquettes grincent dans le silence
Nous sommes dans un état permanent d’arrêt. Au fond
Yeah ! Ce schéma est cousu sous notre peau depuis la naissance
On freine devant ce qui nous est le plus cher au monde
On attendait de grandir. On attendait la première passion
On attendait le moment pour plonger dans le vide, sans hésitation
Te rappelles‑tu ce jour que tu attendais pour avouer tes sentiments
Tu t’es consumé à zéro, dans cette pièce sans contours ni repères
Ces interdits ne sont pas là, sur des routes désertes
Les feux de signalisation sont en nous — dans nos peurs peintes. (Bang !)
Trop tôt pour aimer, trop tard pour pardonner
On nous a appris à craindre et à rester silencieux
J’enfonce l’embrayage, si seulement je pouvais abattre ce poteau
Pour ne plus voir l’indifférence de la foule autour
Mais devant, un carrefour — et encore une barrière
Comme un gardien invisible qui surgit du mur aveugle
Il tire sur les fils, brisant mon rythme frénétique
Dans ce trafic, je suis coincé avec mon ombre — un algorithme
Des arrêts éternels sur les routes des espoirs brisés
La ville nous dépouille de cent faux déguisements
Nous flambons encore en rouge écarlate aux carrefours vides
Ce n’est pas un bouchon — c’est la vie, pour moi et pour les autres
Le timer compte les secondes, volant notre demain
La vérité se cache quelque part hors champ, invisible
Tu veux prendre ton envol, mais les plaquettes grincent dans le silence
Nous sommes dans un état permanent d’arrêt. Au fond
Et si cette barrière nous était donnée pour notre bien
Pour nous empêcher de basculer dans le gouffre d’un ravin glacial
Le feu rouge nous offre un instant pour nous regarder en face
Se rappeler comment on a survécu, en aimant quelqu’un
Les essuie‑glaces effaceront une larme sur la vitre brumeuse…
Une pause n’est pas la mort. C’est une étincelle de chaleur
Des arrêts éternels (Arrêts !) sur les routes des espoirs brisés (Yeah !)
La ville nous arrache cent faux costumes (Elle nous démasque !)
Nous flambons en rouge écarlate aux carrefours vides
Ce n’est pas un bouchon — c’est la vie pour moi et pour tous (Pour chacun d’entre nous !)
Le timer compte les secondes, volant notre avenir (Notre temps !)
La vérité se cache hors champ (Regarde plus loin !)
Tu veux prendre ton envol, mais les plaquettes grincent dans le silence
Nous sommes dans un état permanent d’arrêt… au fond ! (Nous attendons !)
Nous ne faisons que patienter. Une pause entre les départs
On compte les secondes tant que ce feu reste rouge
(Le rythme ralentit)
Jaune. Vert. On peut enfin respirer…
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