Текст песни
Que choisir, disais-tu en chantant
Moi qui veux monter au firmament
Pour qu’au dedans l’âme brûle vivement
Et que sa flamme réchauffe la nuit
Quand je regarde la lune
Je ne vois que toi, aucune
Autre, toi que j’aimerai toujours
Et les pluies de larmes rempliront la coupe de douleur
Les vents de tristesse — l’ennui de la solitude
Partageant à jamais nos sorts en langueur
Et désormais seul le repos nous est en étude
Vole vers l’amour, vers le soleil hardiment
Mon cœur me l’ordonne impatiemment
Car au cœur on ne commande pas
Ton image, qu’il montre tout bas
Lui est si douce : un seul regard
Éclat figé sur quelque page, épars
Dans les livres d’amour et de passion
Reste si profond, à jamais prison
Qu’il ne partira plus
Il ne laisse aucun répit
Il fendra les vagues du destin
Cachant l’aurore au loin, sans fin
Les levers et couchers de cet amour
Que je possède depuis ce jour
Où les palais de l’âme en détresse
Étaient combles de vide, de tristesse
Et ce ne sont pas les dieux qui brûlent les pots
Ainsi les seuils de l’amour, même les plus hauts
Chacun peut les franchir à la nage
Sous le voile de tendresse, apanage
De tes yeux bleus si profonds
Plus d’obstacles, nous les franchirons
Je chevaucherai Pégase, mon amour
Atteignant enfin, en un seul jour
Le profond océan du rêve
Vidant le monde en moi de sa grève
Et les pluies de larmes rempliront la coupe de douleur
Les vents de tristesse — l’ennui de la solitude
Partageant à jamais nos sorts en langueur
Et désormais seul le repos nous est en étude
Car les larmes sont la purification
Le pardon des dettes de la conscience
Quand du monde intérieur, en sa clémence
La lyre exhale son dernier son
Des profondeurs du cosmos captif
Où l’âme joue ce rôle furtif
Et ton image ne veut pas s’effacer
Vivre éternellement sans toi, sans trépasser
Et les pluies de larmes rempliront la coupe de douleur
Les vents de tristesse — l’ennui de la solitude
Partageant à jamais nos sorts en langueur
Et désormais seul le repos nous est en étude