Текст песни
Les années ont passéD’un pas dernier elles s’avancent,Les jours et les routines, leurs chiffres insaisissablesComme est pressée la démarche !Précipités, les couchers de soleil,Les levers…Ils flambent à peineEt s’éteignent…
L’air ce soir s’est figéEn cristal impalpableTu respires un feu froid,Familier,Étranger…Là, derrière la fenêtre,La vie continueEn s’achemant…
Voici le général — seul,Tous ses guerriers ont disperséGloire à lui la mort ne les a pas surpris au combat !Et cette gloire,Il n’a pas à la partagerAvec les morts !
L’air ce soir s’est figéEn cristal impalpableTu respires un feu froid,Familier,Étranger…Là, derrière la fenêtre,La vie continueEn s’achemant…
Voici le général — seul,Et autour de lui s’étendUne mer infinie de brins d’herbe, d’insectes, de gouttes de rosée…Il est apaisé !Les tourments,La raison les a dissipés Le corps envoie sa gratitudeÀ la terreEt au ciel sans limites !
L’air ce soir s’est figéEn cristal impalpableTu respires un feu froid,Familier,Étranger…Là, derrière la fenêtre,La vie continueEn s’achemant…
Ainsi il reste assis maintenant,Réchauffant son âmePar des tableaux de son enfance,Il boit la mémoire…ToutCe dont il s’est détourné un jourDans un berceau le berce,Lui qui s’en va vers l’éternité !
Les cheveux tendres de maman,La voix paternelle peu sévère,Les bras puissants du père,Le regard tremblant de la mèreLe matinLe bain dans la rivièreL’adolescenceLes amis nusUn baiser
Voici le général, seul…Le vainqueur !Un champ de fleursAutour de lui —Et personne sur qui s’appuyer…La barque de la mémoire flotte,Le berceau du monde se balance…Voici le général, seul…Accueillant son dernier sommeil…
L’air ce soir s’est figéEn cristal impalpableTu respires un feu froid,Familier,Étranger…Là, derrière la fenêtre,La vie continueEn s’achemant…